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L’École Centrale Casablanca inaugure son premier Bachelor



La branche marocaine de la prestigieuse école française a inauguré lundi son "African Bachelor of Engineering", qui démarre avec une première promotion encore confidentielle mais déjà cosmopolite, renforçant son ancrage et son rayonnement dans une région du monde où elle est déjà un acteur majeur de l’enseignement supérieur d'excellence.


C’est une première en Afrique: en partenariat avec l’Institut international d’ingénierie de l’eau et de l’environnement (2iE), important centre panafricain d’enseignement supérieur basé au Burkina Faso, et avec le soutien du Groupe des Ecoles Centrale, l’École Centrale Casablanca (ECC) propose désormais le "Centrale 2iE African Bachelor of Engineering", un cycle de bachelor en bac+4.

Le lancement officiel a eu lieu lundi au campus de l’ECC à Bouskoura, en périphérie de Casablanca, où l’emblématique grande école a ouvert ses portes en 2015, après une première expérience audacieuse hors des frontières françaises entamée dans les années 2000 à Pékin puis à Hyderabad (Inde) en 2014.


Mais c’est bien le dernier né des Ecoles Centrale qui a été choisi pour dispenser le premier cette "formation de 4 ans qui s’adresse à des élèves qui viennent après le bac, selon le modèle anglo-saxon", souligne la directrice générale de l’ECC, Ghita Lahlou.


Des modèles qui fonctionnent


Exit donc les deux années de classes préparatoires post-baccalauréat qui ouvrent la voie (royale) aux trois années d'étude du cycle ingénieur. L’idée est de "créer des modèles qui fonctionnent (…), et pour cela nous devons remplir tous les skills dont ont besoin les étudiants africains", confie Mme Lahlou, elle-même diplômée de Centrale Paris.


Industrie, logistique, agro-alimentaire, nouvelles technologies... le cycle offre une myriade de débouchés dans des fonctions de management qui se veut opérationnel.


"C'est un moment fondamental car on montre qu’on peut investir le terrain de l’ingénierie dès le premier cycle", explique le DGA de CentraleSupélec, Philippe Dufourcq. "Pourquoi ? Parce que dans dix ans, il faudrait pouvoir doubler le nombre d’ingénieurs dans le monde. Nous devons former de plus en plus d’ingénieurs, c’est notre responsabilité sociétale", poursuit-il.


Une formation en anglais


La nouvelle promotion compte 24 élèves -dont pas moins de 17 filles- provenant de huit pays d’Afrique, lesquels seront vraisemblablement outillés pour pouvoir "appréhender la complexité des systèmes et des enjeux dans leur globalité, s’adapter aux changements et les accompagner avec agilité", assurent les responsables de la formation.


Et pour "rayonner partout en Afrique" selon les mots de directrice de l’ECC, les cours se font exclusivement en anglais, en phase avec la tendance globale à l’anglicisation observée un peu partout dans l’enseignement supérieur, y compris en France.

Les élèves qui le souhaitent pourront par ailleurs poursuivre leurs études au Maroc ou en France, en Master spécialisé ou en parcours accéléré pour l’obtention du diplôme d’ingénieur centralien en 2 ans dans une école du groupe. Pour ce faire, il leur faudra passer en fin de 3e année un concours d’entrée en 1e année dans une des écoles du Groupe Centrale.


Pour Gilles Fleury, délégué général du groupement des Ecoles centrale (GEC), le bachelor offre "une formation plus courte mais garde l’ADN centralien, notamment des développements personnels forts, le travail en groupe et la proximité avec le milieu socio-économique", énumère-t-il.


Hub africain

Avec ce nouveau cycle, l’École Centrale Casablanca poursuit son développement tous azimuts dans le royaume où elle compte des étudiants de plus de 12 nationalités, dont près du tiers provenant de pays d’Afrique subsaharienne.


Se voulant un "hub africain multiculturel", elle a ouvert ses portes deux ans après la conclusion de l’Acte fondateur en présence du roi Mohammed VI et du président français d'alors François Hollande.


Ecole à caractère public placée sous tutelle de l’Etat marocain et la présidence du ministre de l’Industrie et du commerce, elle est co-pilotée par CentraleSupélec Paris et se ressource en particulier par des activités de recherche partenariale, notamment au sein des autres Ecoles Centrale.

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